La France mauvais élève de l’Europe sur l’électricité renouvelable
Modif.: 11/01/2007
La Commission européenne a publié le 10 janvier un paquet énergie comprenant notamment une évaluation des progrès sur l’électricité renouvelable. Le rapport fait le bilan de la mise en œuvre de la directive électricité qui s’était fixé comme objectif le passage de 12,9 % à 21 % entre 1997 et 2010. S’il est très improbable que l’objectif soit atteint, mais la cible devrait être ratée de peu avec 19 %. La France reçoit la plus mauvaise note sur 5 : « loin d’atteindre son engagement ». Elle a en outre la particularité d’être dans les 5 pays européens dont la part d’énergie renouvelable a diminué même en normalisant le calcul, c’est-à-dire en tenant compte des aléa climatique telle les sécheresses et autres pannes de vent. De 15 % en 1997, la France aurait dû atteindre 21 % en 2010. Au lieu de cela, la part d’énergie renouvelable a diminué à 11 % en 2004/2005. Pire, l’argument d’une faible production hydraulique due à plusieurs années sèches ne suffit pas à expliquer cela puisque la part normalisée d’électricité renouvelable est seulement de 14,2 % ! Un nouveau cadre juridique pour la promotion de l’électricité renouvelable sera proposé dans le courant de l’année 2007. Elle reçoit la mention : « Aucun résultat visible sur la pénétration des énergies renouvelables électriques jusqu’à maintenant. L’appel d’offre pour les centrales électriques à biomasse a encore été reporté. Une amélioration dans les procédures administratives pourrait conduire à de meilleurs résultats à l’avenir ». On ne peut qu’enjoindre la France à copier son voisin allemand, qui obtient les félicitations du conseil ! Le Danemark et la Hongrie ont également été distingués avec la mention « Parfait : en route pour atteindre ses objectifs 2010 ».
Téléchargez l’évaluation complète (en anglais) :









