Pas de transition énergétique sans démocratie locale !
Modif.: 30/01/2013
Dans ces conditions, l’expression courante « transition énergétique », empruntée à la mouvance écologique, n’a pas de sens commun car elle ne reflète généralement que la pensée et les intérêts de chaque interlocuteur. Il reviendra donc au débat public d’en définir un sens précis et un projet à la hauteur des enjeux d’un avenir incertain. Les objectifs mondiaux, européens et nationaux pour 2020 et 2050 ont été clairement fixés. Il nous revient maintenant de tracer la voie de notre pays pour les atteindre.
Serons-nous capables de comprendre que l’on peut vivre mieux en consommant moins d’énergie, et que, propres et inépuisables, les flux énergétiques solaires et terrestres sont économiquement exploitables en tout lieu ? Saurons-nous esquisser un système énergétique faisant la part belle aux économies d’énergie et à ces ressources locales renouvelables, multipliant les emplois qui y sont attachés, assurant aux plus modestes un confort énergétique acceptable, transformant les consommateurs en citoyens, les entreprises consommatrices en acteurs d’un système énergétique capable de faire renaître tous les territoires ?
Tous les ingrédients existent d’une transition énergétique ainsi conçue, mais qui requiert un changement fondamental dans notre organisation. Il s’agit de passer d’un système centralisé à une approche territoriale de l’énergie, démocratiquement gérée au niveau d’ensembles territoriaux pertinents, depuis les bassins de vie et les régions jusqu’à la nation et à l’Europe.
Il faudra connaître précisément les usages locaux de l’énergie (mobilité, chaleur, chaleur, électricité spécifique), pour y apporter des réponses basées sur les ressources locales (construction, rénovation thermique, moyens de transport, énergies renouvelables).
Réseaux locaux, l’enjeu de demain
Les réseaux de distribution de gaz et d’électricité vont devenir les éléments clés de ce nouveau lien direct entre consommation et production. Leurs prochains défis consisteront à connecter un grand nombre d’installations de production décentralisée pour gérer finement la production au plus près des citoyens et des entreprises, à insuffler de « l’intelligence » au réseau en utilisant à chaque instant les informations caractérisant la consommation d’une entreprise, d’un quartier ou d’un ensemble de territoires. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur le rôle central de ces futurs « smarts grids ». Ce seront des outils techniques indispensables dans la mise en oeuvre des politiques énergétiques locales...
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